Programme dont l’admission à l’université est l’un des plus contingentés : moins de 10% des candidats admis.
Titre décerné : Doctorat en optométrie (o.d.)
Programme de 5 ans de 194 crédits depuis la rentrée de 1999 :
Comportant des crédits en pharmacologie
Comportant des crédits en pathologie oculaire
Comportant des crédits en thérapeutique oculaire
Comportant un stage de 3 mois dans des cliniques spécialisées aux États-Unis ou ailleurs
Formation équivalente aux autres formations de la santé en première ligne des soins.
Au Québec : 1200 optométristes
Répartis sur tout le territoire. Accessibilité rapide :
- Délai de 1 semaine pour un rendez-vous le samedi
- Délai de 2 jours pour un rendez-vous en semaine et le soir
- 54 % des optométristes sont des femmes
- 45 % ont moins de 40 ans
Champs d'exercices :
- Examen de la vision
- Examen de la binocularité (vision coordonnée des yeux)
- Examen de la santé oculaire
- Évaluation de l'état oculo-visuel
- Traitement des anomalies de la binocularité par l'orthoptique
- Traitement des amétropies par lunettes ou lentilles cornéennes
- Suivi pré-opératoire et post-opératoire des cas de cataracte et de chirurgie réfractive
- Traitement des pathologies oculaires par les médicaments topiques
- Exérèse des corps étrangers de surface
- Suivi conjoint, avec les médecins, des cas de glaucome
UNE PROFESSION QUI A ÉVOLUÉ
Jusqu’au début des années 80, les optométristes se concentraient sur l’analyse des problèmes de binocularité et de vision.
Le doctorat en optométrie de 4 ans, introduit en 1977, permet aux optométristes de dépister les maladies de l’œil et l’effet oculaire des pathologies et des médicaments systémiques.
La Loi sur l’optométrie autorise, en 1992, les optométristes à utiliser les agents pharmaceutiques diagnostiques pour l’examen détaillé de l’œil et de ses annexes (anesthésiques topiques, cycloplégiques et mydriatiques), notamment pour l’examen de la rétine sous dilatation.
Dans le cadre de ce changement, les 950 optométristes de l’époque suivent une formation continue de 2e cycle sanctionnée par l’Université de Montréal. Cette formation est nécessaire pour obtenir le permis spécifique afin d’utiliser les agents pharmaceutiques diagnostiques.
L’examen du patient diabétique sous dilatation devient la norme. En l’an 2000, la loi 87 autorise les optométristes à prescrire et à utiliser les agents pharmaceutiques thérapeutiques pour traiter certaines pathologies oculaires et extraire les corps étrangers de surface.
Pour maintenir leur permis de pratique, les optométristes doivent suivre 45 heures de formation continue par trois (3) ans.
L'ORGANISATION DE L'OPTOMÉTRIE
Tous les optométristes sont membres de l’Ordre des optométristes du Québec, organisme chargé de la réglementation et de la protection du public.
Les optométristes sont représentés, dans la défense de leurs intérêts professionnels et économiques, par l’Association des optométristes du Québec.
La formation continue est assurée par un organisme tripartite : le Centre de perfectionnement et de référence en optométrie (CPRO) : conseil d’administration formé des représentants de l’Ordre des optométristes, de l’Association des optométristes et de l’École d’optométrie de l’Université de Montréal.
LES OPTOMÉTRISTES ET L'ÉTAT
Depuis les débuts du régime d’assurance maladie en 1970, les examens optométriques sont reconnus et couverts par la RAMQ.
Désassurance des services optométriques en 1992 et en 1993.
- Seuls les patients de 0-17 ans et de 65 ans et plus demeurent assurés pour tous les services optométriques;
- Les prestataires de la Sécurité du revenu (PSR) sont couverts pour un examen complet tous les 2 ans et pour un examen partiel au besoin;
- les visites pour urgence oculaire sont couvertes pour tous les patients quel que soit l’âge.
SERVICES À OFFRIR DANS LE CADRE DE LA RÉORGANISATION DES SERVICES DE PREMIÈRE LIGNE
L'assistance au diagnostic :
- Présence d’équipements de pointe dans les cabinets d’optométristes: champ visuel, tonomètre, lampe à fente, etc.
- Expérience clinique et théorique complémentaire à celle du médecin généraliste
- Professionnel de première ligne à part entière
L'assistance à la thérapeutique oculaire :
- Expérience clinique et théorique complémentaire à celle du médecin généraliste
- Rédaction de rapports pour le médecin référant
La gestion conjointe avec le généraliste des cas à risque :
- Diabète
- Hypertension artérielle
- Effet oculaire des médicaments systémiques
- Référence au médecin en cas de doute relatif à une maladie systémique par la constatation de signes oculaires
La gestion conjointe avec le généraliste et l’ophtalmologiste des cas lourds :
- Suivi postopératoire de cataractes
- Hypertension oculaire
- Glaucome
Accès plus facile pour la majorité des patients, sans nécessité de déplacements importants.
ASPECTS FINANCIERS
Urgences oculaires couvertes par la RAMQ.
Patients de 0-17 ans et de 65 ans et plus entièrement couverts.
Pour les autres, dépistage et évaluations sous dilatation (non encore couverts)
- Accès sans délai d’attente en optométrie (peu de déplacement : économie de coûts pour le patient);
- plus de 40 % des patients ont une assurance privée qui rembourse les soins de l’optométriste.
Efficience du système
- Le généraliste maintient le patient en première ligne en le dirigeant vers l’optométriste. Si le cas nécessite un traitement en 2e ligne, ce patient sera alors référé;
- les patients qui ne nécessitent pas de soins de 2e ligne n’engorgeront pas le système de façon indue - amélioration de l’efficience, contribution à la diminution des listes d’attente;
- l’usage de la première ligne par l’équipe médecin-optométriste répond aux volontés du rapport Clair, du rapport du comité sénatorial canadien et du rapport de la Commission Romanow.
L'OPTOMÉTRIE : UNE ALLIÉE
Le développement de la profession optométrique contribue à concrétiser le rôle de professionnel de première ligne en termes de soins oculo-visuels du patient. En partenariat avec le médecin de famille, l’optométriste est donc en mesure de fournir des services thérapeutiques de qualité aux patients, et ce, sans que ces derniers aient à se déplacer sur de longues distances ou à faire face à des listes d’attente.
La formation doctorale et continue de l’optométriste assure sa compétence. L’usage courant d’équipements de pointe permet une investigation poussée des signes et symptômes oculaires du patient.
L’optométrie devient donc une alliée dans la gestion des cas que les Groupes de médecine familiale ou les cabinets d’omnipraticiens prennent en charge.
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