Sécheresse oculaire

La sécheresse oculaire est la pathologie la plus traitée par les professionnels de la vision. Au Canada, elle toucherait 25 % de la population. 

Les larmes jouent un rôle de barrière protectrice et antiseptique pour l’œil. En temps normal, nos yeux produisent constamment un film lacrymal afin de rester humides et se protéger des irritants. Mais certaines personnes ne sont pas en mesure de produire des larmes en quantité suffisante ou de la bonne façon.

Plusieurs facteurs environnementaux, comportementaux et systémiques peuvent également exacerber le syndrome des yeux secs, dont le tabagisme, la pollution, les allergies saisonnières ou le chauffage.

Gare aussi aux écrans! Les problèmes de sécheresse oculaire augmentent souvent avec l’âge. Mais l’utilisation massive des écrans par les plus jeunes entraîne des cas nouveaux et de plus en plus répandus chez les enfants. 

Utilisez la règle du 20-20-20, aussi simple que bénéfique : regardez au loin toutes les 20 minutes et fixez un objet à une distance d’au moins 20 pieds (6 mètres) durant 20 secondes. Aussi, toutes les 20 minutes, clignez 10 fois des yeux très lentement.

Signes et symptômes

Les signes et les symptômes communs de la sécheresse oculaire sont :

  • des démangeaisons;
  • des picotements;
  • un larmoiement;
  • des yeux rouges;
  • une sensibilité à la lumière;
  • une vision floue.

Évaluation et traitements

Des tests spécifiques permettent à l’optométriste de mesurer la sécrétion de larmes et de trouver l’origine de la sécheresse oculaire :

  • La sécheresse oculaire aqueuse dont l’origine est une sécrétion insuffisante de larmes. Ce manque de larme peut être causé par une anomalie de la glande lacrymale, une dysfonction des glandes de Meibomius, un trouble hormonal, la prise de médicament (contraceptif, antidépresseur) ou une récente chirurgie au laser.
  • La sécheresse oculaire évaporatoire (86 % des cas de sécheresse oculaire). Dans ce cas, l’œil produit la bonne quantité de larmes, mais celles-ci s’évaporent trop vite. Elle peut être causée par une inflammation des paupières (blépharite) ou par des lentilles de contact inadaptées.

Les traitements varient en fonction du type de sécheresse. Le plus simple reste l’utilisation de larmes artificielles, qui servent à augmenter la lubrification. Toutefois, elles s’avèrent parfois inefficaces pour venir à bout de ce problème. Votre optométriste pourra vous aider et prescrire le traitement adéquat en fonction de l’origine de la sécheresse oculaire.

Si le problème vient d’un manque de larmes, la prise d’un anti-inflammatoire comme la cyclosporine peut aider à augmenter la capacité naturelle des yeux à produire des larmes. La cortisone est également régulièrement prescrite.

Une infection peut, elle, être soignée à l’aide d’un collyre antibiotique. Si les glandes lacrymales sont obstruées, un massage des paupières peut aider à les déboucher.

Les propriétés anti-inflammatoires de la vitamine D en font également un bon allié dans le traitement de la sécheresse oculaire. L’apport d’oméga-3 est aussi une méthode bien connue pour diminuer les inflammations de l’œil.

La prévention restant toutefois le meilleur traitement, les optométristes recommandent vivement à leurs patients de réduire leur exposition aux allergènes ou à la pollution et d’augmenter la fréquence de clignement des yeux particulièrement lorsque devant un écran.

Suivi avec l’optométriste

Cette affection chronique nécessite un traitement à long terme et des suivis réguliers chez l’optométriste.